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Artists – Art For All https://preprod.artforall.fr Une œuvre d’Art accessible à tous Fri, 28 Jun 2024 09:49:28 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1.2 https://preprod.artforall.fr/wp-content/uploads/2021/05/cropped-afa_picto_work-120x120.png Artists – Art For All https://preprod.artforall.fr 32 32 Sébastien Kito https://preprod.artforall.fr/artist/sebastien-kito/ Thu, 15 Feb 2024 17:01:50 +0000 https://artforall.fr/?post_type=artist&p=5431

Le sculpteur Sébastien Kito vit et travaille à Paris. Né d’une mère française, et élevé en France, Sébastien Kito a montré le désir d’explorer la culture de son autre pays, le Japon, et a conçu une pensée originale à partir de cette confrontation de ses doubles origines.

Sébastien Kito suit d’abord les traces de son père Akira Kito, qui fut l’un des plus importants artistes Japonais du Paris d’après 1945, et de ses grand-père et arrière-grand-père, en étudiant la peinture. Il est admis en 1985 à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris.

Espérant retrouver l’esprit du groupe Cobra auquel son père avait participé dans les années cinquante, il fréquente l’atelier de Pierre Alechinsky. Dans le même temps, il travaille pour des artistes du Nouveau-Réalisme, notamment Raymond Hains, dont il devient l’assistant dès 1983. Malgré un lourd héritage familial et de prestigieux professeurs, Sébastien Kito trouve rapidement sa propre voie, enrichie de toutes ces fructueuses rencontres.

Sébastien Kito, Famille polychrome, 2004, Verre feuilleté et inox, H. 267 cm
Sébastien Kito, Famille polychrome, 2004, Verre feuilleté et inox, H. 267 cm

Il s’attache en premier lieu à la réalisation de paravents mobiles évidés en leur centre, et de peintures sur supports découpés et articulés. Ce dernier terme est une base de sa réflexion et sert d’assise à une seconde grande étape, la conception de charnières géantes baptisées les Extragonds.

Sébastien Kito poursuit actuellement une interrogation sur la forme et la couleur par le biais de sculptures mobiles, articulées et évidées, souvent porteuses de réminiscences anthropomorphiques ou animalières. Ses sculptures adressent une invite ludique à rejoindre l’espace investi par l’oeuvre ou à le transformer par le déplacement de l’une des pièces de la structure évolutive.

Ces rapports particuliers de l’oeuvre à l’espace se rapprochent du concept japonais du ma, qui désigne l’intervalle spatial ou temporel entre deux choses, aussi important que les deux éléments qui le limitent. C’est avec la plus grande simplicité apparente que Sébastien Kito parvient à suggérer des relations ou interactions complexes entre les sculptures et l’espace, entre le plein et le vide.

Sébastien Kito, Fluctuat Nec Mergitur, 2019, inox et verre feuilleté, H. 44 x 42 x 42 cm.
Sébastien Kito, Fluctuat Nec Mergitur, 2019, inox et verre feuilleté, H. 44 x 42 x 42 cm.
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Quentin Garel https://preprod.artforall.fr/artist/quentin-garel/ Wed, 22 Feb 2023 11:14:02 +0000 https://artforall.fr/?post_type=artist&p=3824

Fils du sculpteur Philippe Garel, Quentin Garel est né à Paris en 1975. Diplômé de l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris en 1998 il a été résident à la Casa Velasquez de 1998 à 2000. Son travail de sculpture, en bronze, fer, bois ou porcelaine, se caractérise par la création d’un bestiaire, parfois très réaliste, parfois ramené à un état de squelette. 

Garel explique : “Depuis quelques années, j’ai développé un travail de sculpture mettant en œuvre des assemblages de bois divers autour du thème du trophée ; coutume orgueilleuse de l’homme que je tente de détourner au profit des animaux de consommation en dénonçant le caractère dérisoire de cette pratique. J’ai prolongé ce thème à travers la fonte de fer qui lui apporte une dimension plus monumentale et qui l’ouvre vers l’extérieur. Une telle pièce peut par exemple utiliser le jardin comme socle donnant ainsi le sentiment qu’il traverse partiellement la surface de la terre, tel le vestige d’un passé émergent”.

Excellent dessinateur, Garel travaille les sujets de ses sculptures en amont sur le papier et complète chacune de ses expositions de sculptures d’une série d’esquisses et d’études préparatoires.

Bosferatu, Quentin Garel, 2015, 170 x 110 x 90 cm. ©Quentin Garel
Fontaine du jardin des géants, Lille, 2009

Depuis la commande en 2009 d’une série de sculptures pour le nouveau Jardin des plantes de Lille, Garel a étendu son bestiaire aux animaux de la savane et de la jungle. La municipalité lui a commandé une série de trophées constituant une fontaine, l’Allée des Têtes Cracheuses, avec l’idée de constituer une sorte d’Arche de Noé baroque, ludique et généreuse. Les études préparatoires (sculptures et dessins) de ces animaux ont été le sujet de ses expositions récentes (Paris, Rouen, Epinal, Bologne, Milan) : girafes, hippopotames, tortues, grenouilles, crocodiles, chimpanzés, autruches… font désormais partie de son bestiaire.

Pour autant, Garel n’oublie pas ses premiers centres d’intérêts et poursuit son travail sur le squelette, avec la production de crânes de moutons ou d’orques, ou encore de crânes d’oiseaux (albatros, flamant rose…), tout en répondant en parallèle à de nouvelles commandes publiques ou privées (Région de Haute- Normandie, Tour Carpe Diem par Aviva à La Défense) et en développant une carrière aux Etats-Unis (New York, Houston).

Exposition « Anomal », Domaine de Chamarande, 2020, France
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Parvine Curie https://preprod.artforall.fr/artist/parvine-curie/ Tue, 07 Dec 2021 17:04:46 +0000 https://artforall.fr/?post_type=artist&p=2837

D’origine franco-iranienne, Parvine Curie naît à Nancy en 1936. Après l’obtention de son baccalauréat elle entreprend des études linguistiques et part découvrir l’Angleterre, l’Autriche, l’Espagne et l’Italie. En 1957, elle découvre l’art catalan et décide de s’installer à Barcelone où ses premières sculptures voient le jour. Elle vit avec le sculpteur catalan Marcel Marti avec qui elle a un fils, David Marti, né en 1959. En 1960, elle présente sa première exposition personnelle à l’Institut français de Barcelone. En 1965 son travail se stylise et se construit, notamment grâce à la pratique du fer, du bronze, de l’aluminium découpé et l’année suivante du métal repoussé. La boutique de Mode «Gales» à Barcelone lui commande la décoration de ses vitrines pour Noël : Oiseaux fantastiques, Anges-sirènes.

Mère Poblet, ParvineCurie

En mai 1968 elle réalise ses premières Mères qu’elle présente chez Suzanne de Cönninck au Centre d’Intégration des Arts. Elle quitte l’Espagne en 1969 pour s’installer à Paris. En 1970, Parvine Curie occupe un atelier dans la Cité internationale des arts à Paris. Elle présente au salon de la jeune sculpture dans le jardin du Luxembourg Première mère, un assemblage de planches collées, peintes en noir et rehaussées de laiton. Cette œuvre est remarquée par le sculpteur François Stahly qui y reconnaît une grande affinité avec son travail de l’époque. Stahly et sa femme Claude l’invitent à travailler avec eux à l’atelier collectif du Crestet, dans le Vaucluse puis à Meudon. C’est là que Parvine Curie apprend les bases du métier, la taille du bois et de la pierre. Stahly de son côté reconnaît l’influence structurante de Parvine sur son œuvre.

En 1973, après le décès de Claude Stahly, Parvine Curie s’installe pour six mois avec François Stahly à Albany aux États-Unis. Les paysages des montagnes Rocheuses et la découverte des civilisations précolombiennes influencent alors fortement son œuvre. Elle voyage au Mexique, au Guatemala, au Maroc, en Inde, Égypte, Yougoslavie et en Grèce.

Après son divorce avec Marcel Marti, elle épouse Stahly et, de retour en France, elle reçoit ses premières commandes publiques (1ere placée au collège Pierre-Bégon à Blois. Suit une œuvre, Mère Anatolica, placée dans la cour du collège Pierre-de-Coubertin, à Chevreuse où étudiera Pierre Huyghe en 1975. Cette sculpture hiératique sera en partie à l’origine de la carrière du sculpteur). En 1976, la Monnaie de Paris édite de petits reliefs, des sculptures et plus tard ses bijoux, en tirages numérotés limités.

Mère-Anatolica, Rétrospective consacrée à Pierre Huyghe au Centre Pompidou, Paris.

En 1979, elle reçoit le prix Bourdelle (Jury composé des sculpteurs Penalba, Waldberg, Hajdu, Etienne-Martin et Couturier) et, en 1980, une version de deux mètres de l’oeuvre Mère-Cathédrale, en bois exotique, est achetée par la ville de Paris pour l’inauguration du musée de la Sculpture Contemporaine en Plein Air, quai Saint-Bernard.

En 1984, elle présente une rétrospective au musée d’Art Moderne de Troyes et la ville de Meudon lui commande un Monument aux victimes de la barbarie Nazie, réalisé en marbre de Carrare. En 1988, L’Élysée lui achète la sculpture Mère-Couloirs en aluminium, cadeau présidentiel au chancelier allemand Helmut Kohl et deux ans plus tard une édition hors commerce de vingt-cinq petites pyramides, que le président Mitterand offrira aux chefs d’état lors du sommet Franco-Africain à La Baule. Elle présente une rétrospective de ses œuvres à la Fondation Jean Arp (Clamart, Hauts-de-Seine), au Centre Jacques-Prévert, (Aulnay-sous-Bois, Seine-Saint-Denis) en 1994, à l’Orangerie du château de Meudon (Hauts-de-Seine) l’année suivante et au monastère gothique de Pebralbes et à la galerie Maeght à Barcelone en 1999.

Exposition au Centre d'Art de Meudon

En 2000, elle expose ses œuvres aux côtés de celle de François Stahly à l’Institut français de Barcelone (Espagne). En 2003, elle expose au Centre d’art et de culture de Meudon et consacre son temps à François Stahly dont la santé se détériore qui décède en 2006. L’année suivante c’est son fils, David Marti, peintre et poète qui s’éteint à son tour. Elle lui organise une Rétrospective présentée au musée de Cadaqués en 2009.

En 2012, elle présente une nouvelle rétrospective à la Collégiale St Martin de Angers avec interventions musicales ainsi que des itinéraires poétiques sur des textes et poèmes de David Marti.
L’année suivante, en 2013, elle est décorée Chevalier des Arts et des Lettres (élevée au rang d’Officier en 2021) et participe à l’exposition « Les Femmes Sculpteurs » à la Villa Datris (Isle‑sur‑Sorgue).
En 2015, elle participe à l’exposition « Dessine-moi une collection » au Musée d’Art Moderne de Troyes et créée le Fonds de dotation Parvine Curie – David Marti.

Sculpture "Mère-Matmata 1975-1977", Exposition "Elles font l'abstraction" au Centre Georges Pompidou en 2021.

En 2017, elle publie une monographie à l’occasion de sa rétrospective « Parvine Curie, Sculptures & Tangkas » présentée au Centre d’ART CAMPREDON À L’Isle‑sur‑Sorgue (E. Maison de l’Europe) et l’année suivante elle participe à l’exposition Les Pionnières – Dans les ateliers de femmes artistes du XXème siècle à la Galerie Pierre-Alain Challier et publie une Monographie chez Somogy Editions d’Art avec la Galerie Martel Greiner. En 2021 elle est également à l’honneur au Centre Georges Pompidou (Paris) dans l’exposition Elles font l’abstraction.

Vidéo

L'enfant abrité de Parvine Curie

Découvrez dans la vidéo l'artiste Parvine Curie et le message porté par cette œuvre.

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Kriki https://preprod.artforall.fr/artist/kriki/ Tue, 07 Dec 2021 15:33:54 +0000 https://artforall.fr/?post_type=artist&p=2825

Le critique d’art Jean-Luc Chalumeau, auteur de nombreux ouvrages sur l’art contemporain, écrit en préface de la monographie de Kriki : « Fondateur, en 1984, du groupe de plasticiens Nuklé-Art et du groupe de musique électro-punk Les Envahisseurs, Kriki incarne encore de nos jours la culture punk dans l’art contemporain français. Dès 1984, la rue avec ses pochoirs sera son école d’art, ainsi que le métro et ses piratages d’affichages publicitaires. De ce fait, il a participé au fondement et à l’éclosion de ce que l’on nomme aujourd’hui le Street Art. Immergé dans la culture alternative, son avant-gardisme de jeunesse le placera d’emblée en tête des artistes émergeants à suivre autant en galeries que sur le marché de l’art ».

Nuklé-Art, Kriki

Dès ses débuts, Kriki recouvre palissades et murs de la capitale du fameux pochoir « Allô Olga, Y’a un pochoir à effacer » (Olga étant la dégraffiteuse du service propreté de la Ville de Paris). Immergé dans la culture alternative, Kriki participe dès 1985 aux 2 km de fresques sauvages qui réveilleront les friches industrielles du Canal de l’Ourcq. En 1986, l’artiste s’associe aux Editions Parallèles pour la publication de « Pochoirs à la Une », aujourd’hui devenu la référence incontournable des pionniers du pochoir et du Street Art. Cette même année, il participera à la vente historique « Les jeunes débarquent » sous le marteau de Maître Binoche aux côtés, entre autres, de Keith Haring et Futura 2000. D’emblée, Kriki a été identifié comme une des figures emblématiques de la jeune peinture française des années 80. Il a participé à l’éclosion et au fondement de l’Art Urbain, bien avant que le monde de l’art ait entendu parler de Banksy. Néanmoins, Kriki appartient à cette sensibilité générationnelle du mouvement de la Figuration Libre, dont il contribuera à sa redynamisation. Très vite après son entrée «par effraction» dans l’art, comme il le dit lui-même, Kriki se retrouve à exposer aux côtés de Wim Delvoye, Keith Haring ou Basquiat dans des galeries aussi célèbres que Guy Pieters Gallery (Knokke-Le-Zoute), Il Capricorno (Venise) et Enrico Navarra (Paris) ; ou encore à participer aux toutes premières expositions de galeries parisiennes aujourd’hui prestigieuses telles que Jérôme de Noirmont, Kamel Mennour, ou encore aujourd’hui Suzanne Tarasiève exposant Immendorff et Baselitz…

 

ANATOMIE DU GREEN FUZZ, 1987, Acrylique sur toile, 66 x 51 cm

A 23 ans, Kriki, figure tutélaire de l’Art Urbain, aura déjà son premier Solo Show à la FIAC, imposant d’emblée un style immédiatement identifiable sur la scène internationale, faisant de lui un des jeunes artistes majeurs de sa génération. 

Dès 1985, Kriki invente un personnage, le Fuzz, mi-robot, mi-fétiche polymorphe, omniprésent, véritable marque apposée et dont le Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris réalisera une édition. Cet intérêt pour le Fuzz désormais iconique sera relayé par la Maison Louis Vuitton qui, par un mécénat suivi, permettra la réalisation d’un projet d’envergure sur le Fuzz, et présenté à la Galerie Kamel Mennour en 2000. Après de nombreuses métamorphoses, le Fuzz et les figures qui l’accompagnent, réapparaîtront dans les tableaux sous la forme de virus contaminant l’histoire de l’art.

Kriki-LaPunkitude
LA PUNKITUDE, 1989, 130 x 190cm, Acrylique sur toile découpée.

Aujourd’hui plus que jamais, l’oeuvre de Kriki révèle des mondes construits par de multiples références culturelles faits de la sédimentation d’affects qui jalonnent sa vie d’artiste. En effet, Kriki mixe ses univers, n’hésitant pas à l’intérieur d’architectures complexes à connecter entre eux des personnages de mascarades africaines avec des pompadours chaussées de sneakers, ainsi que des danseurs breakers avec des robots domestiques. Toutes ses figures puisent leurs identités dans les rites africains, mais encore dans l’art classique occidental, la culture Hip Hop, ainsi que dans la robotique, notamment avec l’androïde Topo, gardien domotique. De ce fait, cette sur-manipulation d’images originales dont sont issues ses peintures, provoque une certaine résistance à notre première tentative de lecture. Ernest Van Buyender, président du Musée d’Art Contemporain d’Anvers (Muhka) écrira « Kriki est le seul artiste français dont l’originalité et l’ambition de sa peinture peuvent être comprises comme un pont entre Subculture et Haute culture ». La peinture de Kriki est celle de l’hyper-connectivité ! avec des jacks et autres câbles de branchements qui comme autant de flux énergétiques mettent en réseau ses mondes visionnaires où son propre langage esthétique rejoint un langage universel.

Vidéo

Qui est le Fuzz ?

Rendez-vous avec Kriki dans son l’atelier pour découvrir la véritable histoire de Fuzz.

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Richard Texier https://preprod.artforall.fr/artist/richard-texier/ Wed, 17 Nov 2021 17:29:24 +0000 https://artforall.fr/?post_type=artist&p=2749

Richard Texier est peintre et sculpteur né à Niort en 1955. Après avoir installé son atelier nomade à travers le monde (New York, Moscou, France, Shanghai, Rangoun), il vit et travaille aujourd’hui à Paris.
Son œuvre est présente dans de nombreuses collections publiques et privées, en France et à l’étranger.

Le musée national de Taïwan, le musée du Luxembourg, le musée de la Marine à Paris, le musée du Botanique à Bruxelles, le Pavillon de la Culture à Moscou ainsi que le musée des Beaux-Arts de Shanghai lui ont consacré une exposition personnelle…

Ses sculptures monumentales sont visibles dans de nombreuses villes à Shanghai, à Duxberry aux Etats Unis ; La Rochelle, Niort, à Paris devant la gare du nord où se dresse Angel Bear.

Il a publié cinq livres chez Gallimard, Nager, Le grand M, Zao , l’hypothèse du vert luisant , Codex et plusieurs monographie aux Éditions de la Différence (1995, Réed. 1999), chez Flammarion (2004) et aux Éditions du Patrimoine (2011).

Deux axes de recherche structurent son travail actuel :

  • Le thème de l’hybridation qu’il traduit par des créations d’animaux mythiques, Angel Bear, Mimesis, Unicorna…. sculptures bioniques en bronze, parfois monumentales, lisses et souples, ouvertes, percées, parcourues d’une onde harmonique, elles captent l’instable, l’éphémère de la présence au monde. Dégagées des contraintes structurelles, anatomiques ou figuratives ces sculptures fluides et légères sont aux frontières de l’immatériel.
  • Le thème de l’élastogénèse, élasticité de l’imaginaire, dont il publie le Manifeste chez Fata Morgana (2018).

Plus récemment il a réalisé une série dédiée aux Animaux quantiques, sculptures du quotidien exposées à la galerie Down Town-François Laffanour et réunies dans un livre signé Michel Onfray, publié aux Éditions Gallimard (2021).

Vidéo

ANGEL BEAR de Richer Texier

Découvrez dans la vidéo l'artiste Richard Texier et le message porté par cette œuvre.

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Antonio Seguí https://preprod.artforall.fr/artist/antonio-segui/ Sat, 23 Oct 2021 13:31:06 +0000 https://artforall.fr/?post_type=artist&p=2350

Antonio Seguí est un artiste qui traite avec humour et ironie le spectacle de la vie urbaine. Si chacune de ses œuvres porte en elle les images de la cité, de la nuit et de son pays natal, l’Argentine, le thème central de son œuvre est avant tout l’« Homme » et plus spécifiquement l’homme moderne.

Sur de multiples supports, de la peinture à la photographie, de la lithographie à la sculpture monumentale, il dépeint ainsi toute une galerie de personnages en mouvements, comme absorbés par le rythme des villes. Dans ces œuvres en marge du pop art et de la Nouvelle Figuration le réalisme est de rigueur. Mais c’est un réalisme « féérique », empreint des couleurs chaudes, du bruit et des foules des grandes cités de l’Amérique Latine. Les traits sont volontairement simplifiés, comme pour donner plus de liberté à ces êtres ambulants, « cette Liberté sans laquelle je ne peux ni peindre, ni vivre » dirait-il.

Antonio Seguí, Despierta Confundido, 2016. Acrylique sur toile, 100 x 100 cm.

Seguí est un peintre et sculpteur né à Córdoba (Argentine) en 1934. En 1951 il se rend en France pour étudier la peinture et la sculpture. Entre 1952 et 1954 il voyagera ainsi en Europe, notamment en Espagne où il étudiera, et en Afrique d’où il rapporte de nombreux objets. De retour en Argentine il présente sa première exposition individuelle en 1957 avant de partir en 1958 effectuer un long voyage dans toute l’Amérique du Sud et l’Amérique centrale. Il s’installera notamment au Mexique, où il étudie les techniques de la gravure. Puis en 1961, il retourne travailler en Argentine, avant de rejoindre définitivement Paris en 1963.

Depuis 1957 Antonio Seguí a été présenté dans les plus prestigieuses galeries du monde entier. Ses œuvres figurent également dans plus d’une centaine de musées, notamment en Allemagne, au Brésil, en Espagne, aux Etats-Unis, au Japon, en Suisse, et dans divers pays d’Amérique latine. En France, ses œuvres font partie d’importantes collections muséales telles que le Centre Pompidou et le Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, le MAC-VAL de Vitry-sur-Seine, les Musées des Beaux-Arts d’Orléans, de Lyon, de Tourcoing, ou de Dôle. Il travaillait et résidait à Arcueil en France.

Le 26 février 2022 Antonio Seguí décède à Buenos Aires à l’âge de 88 ans.

Vidéo

Antonio SEGUI & Homme Pressé

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Yazid Oulab https://preprod.artforall.fr/artist/yazid-oulab/ Tue, 12 Oct 2021 16:28:17 +0000 https://artforall.fr/?post_type=artist&p=2094

Yazid Oulab est né en 1958 près de Constantine en Algérie. Fils d’un mécanicien et d’une professeur de français il est également le neveu de l’écrivain Kateb Yacine.

Adolescent il se rend souvent chez son oncle où il découvre l’effervescence et le dynamisme intellectuel des milieux artistiques. À 22 ans il décide alors d’étudier l’art et met tout en œuvre pour se faire accepter à l’École des Beaux-Arts d’Alger. Il y passera près de 6 ans avant de partir pour Marseille en 1988 en vue d’intégrer l’École d’art de Lumigny. Il travaille aussi dans les chantiers pour payer ses études, notamment en maçonnerie, où il va acquérir des gestes et des techniques précieux à sa pratique artistique.

Expo Yazid frac Paca ensemble clous
Yazid OULAB, Alif, 2012, ensemble de 8 clous en inox poli de L. 350 cm,éd. 8 ex. + 4 E.A., exposition Yazid Oulab, FRAC P.A.C.A, 2013
L’ESCLAVE MOURANT DE MICHEL-ANGE, graphite embouté à une perceuse sur toile, 2013, 207x154.3cm

Il participe en 2008 à l’exposition Les Traces du Sacré, au Musée National d’Art Moderne, Centre Pompidou et est artiste résident à l’atelier Calder de février à juillet 2009. Il a été choisi cette année pour inaugurer le nouveau bâtiment du FRAC PACA à l’occasion de Marseille Capitale Européenne de la culture 2013.

Homme aux milles facettes et à l’âme ancestrale Yazid Oulab est un artiste qui semble nourri par des siècles de civilisations les plus diverses et les plus riches. Il se présente tel un interprète et un messager, capable d’analyser et de transcrire par des objets simplifiés des millénaires d’histoires culturelles, sociales et spirituelles.

Yazid OULAB, Montagne urbaine, 2012, Acier Corten, H. 5 m x L. 12 m, Al Maaden Golf Resort (Maroc).

Artisan incontestable amoureux du geste, poète fasciné et fascinant pour qui le regard fait naître le sens, témoin infatigable et potentiellement omniscient, Yazid Oulab incarne la figure de l’artiste accompli. Celle d’un homme qui, loin des excès propres à nos sociétés actuelles serait prêt à donner à l’art ses nouvelles lettres de noblesse.

Ses œuvres, objets, installations, sculptures ou vidéos sont autant d’outils d’expression et de communication qui nous poussent à considérer la pluralité culturelle de notre époque tout en mesurant la portée historique de toute chose.

Quant à lui, bien plus qu’un plasticien, il est un véritable « conteur d’Histoire(s) ». Guide et philosophe, il nous fait découvrir, ou redécouvrir, les origines de l’écriture, des chiffres, de la spiritualité, des religions ou des Nations. Entre légendes et histoires à bâtir Yazid Oulab est un être frontière qui, tels ses clous fétiches, s’attache à créer du lien.

Vidéo

ÂLIF DE YAZID OULAB

Découvrez dans la vidéo les diverses symboliques de ce clou au nom mystérieux.

Lire la vidéo sur Yazid Oulab
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Claude Gilli https://preprod.artforall.fr/artist/claude-gilli/ Tue, 06 Jul 2021 13:29:04 +0000 https://artforall.fr/?post_type=artist&p=1429

Claude Gilli est un artiste phare de l’école de Nice qui a considérablement participé à l’affirmation du pop art français. Né à Nice en 1938, il entre à l’école des Arts Décoratifs de Nice en 1955. Entre 1957 et 1959, lors de ses premières expositions à la Galerie de Longchamp, il se lie d’amitié avec Albert Chubac, Martial Raysse, puis Ben lors de l’inauguration du « Laboratoire 32 » de ce dernier. En 1962, la nuit de la Saint-Sylvestre, il brûle la quasi-totalité de ses œuvres de jeunesse. Puis il fait la connaissance d’Arman, César, Farhi et Venet avant de rencontrer Robert Malaval avec lequel il réalise plusieurs travaux autour de « L’aliment blanc ». Il présente de nombreuses expositions, notamment à Venise puis à Paris, chez Yvon Lambert après avoir obtenu le Prix Lefranc en 1966.

PEINTURES, 1977, Pièce Unique, Bois peint, H. 192cm
PEINTURES, 1977, Pièce Unique, Bois peint, H. 192cm
Forêt d’Arbres, Acier Corten, H. 350 x L. 850 x P. 320 cm, mars 2012, Al-Maaden Golf Resort (Maroc)

En 2005, Constance Ryder réalise un documentaire long-métrage sur son travail diffusé sur TV5 Monde.
Entre 2005 et 2015, Gilli participe à de nombreuses expositions en Asie, aux États-Unis et en Europe, réalise une sculpture monumentale en acier de 12 mètres pour la Fondation Alliance, sur le site d’Al-Maaden à Marrakech, et est décoré par le ministre de la Culture au grade de Commandeur des Arts et Lettres.

Le 28 juin 2015 Claude Gilli décède à Nice, à l’âge de 76 ans. Une exposition posthume lui est consacrée au MAMAC en 2017.

Exposition personnelle de Claude Giili à la Galerie Loft, 2018
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Philippe Huart https://preprod.artforall.fr/artist/philippe-huart/ Tue, 06 Jul 2021 10:46:17 +0000 https://artforall.fr/?post_type=artist&p=1404

Philippe Huart est né en 1953 à Clamart . Après des études à l’Ecole Supérieur des Arts Modernes de Paris, il devient illustrateur et graphiste pour des éditions littéraires et phonographiques. En 1991 il décide de se consacrer définitivement à la peinture et participe alors à de nombreuses expositions, individuelles ou collectives en France et à l’étranger. Ses réflexions portent sur les effets la publicité, le marketing et la consommation ont sur notre inconscient. Sa peinture est ainsi fondée sur le concept de « réalité objective ». 

Ecoute la douce voix, 2020, Huile sur toile, 60x60cm
Exposition personnelle de Philippe Huart à la Galerie Loft, 2019

La perception picturale est avant tout « visuelle ». Elle est avant tout liée à des formes et des rythmes. Ce ne sont pas des objets de la vie quotidienne que représentent les œuvres de Philippe Huart, mais leurs « signes ». Ces signes, banalisés par leur accumulation et leur fréquence au sein de notre environnement, dont seule la juxtaposition et la superposition de leurs fragments agrandis nous permettrait de les percevoir sous un nouvel angle, à la fois surprenants et familiers.

See-No-Evil_2007-huile-sur-toile-130x97cm, Philippe Huart
See No Evil, 2007, huile sur toile, 130x97cm, Philippe Huart
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Bernard Quentin https://preprod.artforall.fr/artist/bernard-quentin/ Fri, 02 Jul 2021 15:21:04 +0000 https://artforall.fr/?post_type=artist&p=1388

« Bernard Quentin, un art sémiotique, un phare vers l’universalité post-moderne de demain » 
Pierre Restany 

Bernard Quentin est né en 1923. Il arrive à Paris vers 1940 afin d’étudier la peinture, la sculpture et l’architecture à l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs et à l’École nationale Supérieure des Beaux-Arts. Entre 1942 et 1944, il s’engage activement dans la Résistance au sein du réseau « Manipule », et en 1945 alors qu’il fréquente régulièrement la Maison de la Pensée Française, il se lie avec Pablo Picasso.

Cette rencontre et sa découverte de Guernica vont notamment influencer l’écriture abstraite et expressionniste du livre unique sur le thème des horreurs de la guerre et des camps de la mort qu’il expose au Salon des moins de trente ans cette année là, avant de reprendre ses cours à l’École nationale supérieure des beaux-arts qui avaient été interrompus par la guerre.

En 1945 il expose ses premiers idéogrammes-écritures, rue Gay-Lussac et présente sa première exposition personnelle à la Maison de l’Université à Paris qui fait itinérance l’année suivante à Zurich, Genève et Berne. Après sa rencontre avec Aimé Maeght à Cannes en 1947, il participe alors à des expositions avec le groupe Les mains éblouies qui réunit notamment Joan Miró, Alberto Giacometti, Jean Signovert, Alexander Calder et Antoni Tàpies, et se lie d’amitié avec Pierre Dmitrienko, François Arnal et Serge Rezvani.

En 1957, son hommage à Monet présenté simultanément chez André Schoeller et à la Galerie Saint-Germain fait dire à Pierre Restany : « C’est le moment où l’écriture de Quentin atteint son maximum de dilution dans l’espace cosmique : l’air, l’eau, la lumière. ». Ces années sont notamment marquées par un abandon progressif des signes minuscules pour une écriture plus ample, plus structurée et gestuelle.

Les années 1960 marquent un tournant. Les mots deviennent le sujet du tableau dont ils ne vont pas tarder à s’émanciper. Bernard Quentin s’installe alors à Milan où il se lie avec Fontana qui prône le spatialisme, l’art élargi et libéré du carcan du tableau. Il retrouve Yves Klein, Spoerri, Arman et effectue ses premières recherches avec oscilloscopes et ordinateurs chez Olivetti.
Artiste précurseur, il utilise le stylo Bic dans l’écriture automatique et expérimente l’écriture électronique, estimant que les outils de la communication visuelle vont bientôt signer la fin de la peinture et le propulsant aux yeux de Salvador Dalí en véritable « pionnier de l’art cybernétique et de l’écriture électronique ».

Ses recherches plastiques au delà des formes de peinture et de sculpture classiques du début des années 1960 coïncident avec sa nouvelle passion pour l’air et la sculpture pneumatique. Il réalise alors des statues totémiques et surtout ses premières sculptures gonflables (les Cybules, la Vénus de Chicago) qui, appelés à des interventions monumentales dans les paysages, seront vues comme annonciatrices du Land Art.

En 1963, il expose au World’s Fair de New York une sculpture gonflable palpitante à respiration programmée – Cybule III – et se lie d’amitié avec Liechtenstein et Warhol. Il devient également le premier designer à concevoir des sièges 100% gonflables (notamment son fauteuil croissant créé pour le Printemps) qui sont présentés en 1963 par la galerie Iris Clert à Paris lors d’une exposition à ambition futuriste (Le salon de l’an 2104). Il rentre en Italie réaliser d’autres structures métalliques en PVC soudé qu’il expose en 1966 au « Ball Room » du Waldorf Astoria de New York, à Central Park, Paris, Neuilly au studio de Gunther Sachs et au Blow-Up de Milan et produit des pièces en séries destinées à être vendus aux États-Unis et au Japon, par le groupe Adamoli à Milan en 1966.

Bernard Quentin, Mobilier Gonflable, Exposition Universelle New York World's Fair 1964-1965, Flushing Meadows-Corona Park, Queens, New York (États-Unis).
Bernard Quentin, ART, 1975, PVC de couleur, H.5M, Collection du Musée National d'art Moderne, Centre Georges Pompidou
Bernard Quentin, ART, 1975, PVC de couleur, H.5M, Collection du Musée National d'art Moderne, Centre Georges Pompidou

En 1977, Bernard Quentin crée, avec entre autres Jesus Rafael Soto, Jean Messagier, Jean-Pierre Raynaud, Pierre Restany et Serge Rezvani, le collectif L’Art+ qui se donne pour finalité de prolonger l’art dans des intégrations monumentales à l’environnement. Il développe son « art langage » (projet BABEL 62 renommé « QuentinBabelweb » en 1998) un langage à base de signes universels graphiques, compréhensible par tous.

Chez Bernard Quentin, la couleur des signes les situe grammaticalement : bleu pour les noms, vert pour les adjectifs, rouge pour les verbes, orange pour les articles et les pronoms. Son système d’écriture, pensé pour unir les hommes, est fort de trois mille signes qui peuvent tout dire, tout raconter. Graffitis, sténo-graffitis, hiéroglyphes, pictogrammes, fibres optiques, lettres électroniques forment un véritable « art sémiotique ».

"Tous les hommes de la planète", Bernard Quentin, 2003
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Portrait de Bernard Quentin

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